La tomate est un fruit-légume qui fait l’unanimité quant à son goût. Elle se déguste crue ou cuite sans que sa saveur ne déçoive. Pour l’avoir sous la main, beaucoup la cultivent aussi bien dans le jardin que dans le potager d’intérieur. Sa culture est pourtant jalonnée de divers aléas qui font que disposer de ce fruit chez soi n’est pas sans difficulté.

Parmi les maladies et les problèmes qui affectent cette plante, la pourriture apporte bien des déceptions. Le fruit est de ce fait impropre à la consommation et il n’y a plus qu’à cultiver d’autres plants si le temps le permet encore.

La plante et ses variétés

La tomate, Solanum lycopersicum, existe en plus d’un millier de variétés. De la tomate Cœur de Bœuf au type groseille, une infinité de formes, de tailles et de couleurs apportent un ravissement à la vue, à l’odorat mais surtout au goût.

Selon les jardiniers chevronnés certaines variétés se démarquent du lot et constituent la crème des plus beaux fruits. La Green Zebra semble encore peu connue, de même que la Purple Calabash et la Noire de Crimée.

Les grands classiques restent évidemment le Cœur de Bœuf et les tomates cerises. Les hybrides viennent enrichir le panel très étendu des variétés.

Les manifestations de la maladie

Que faire en cas de tomate qui pourrit sur piedLa tomate qui pourrit sur pied est due à une maladie qui élimine le plant car les fruits ne peuvent plus être consommés. La nécrose apicale, qu’on appelle aussi cul noir se manifeste par une tache qui apparaît à l’extrémité du fruit-légume en formation ou prête à mûrir. Son évolution est imparable car d’une petite lésion aqueuse, elle s’agrandit, noircit et déprime le fruit. Les taches noires s’élargissent et deviennent molles. En augmentant de volume, elle peut aussi héberger d’autres organismes qui aggravent la maladie.

La pourriture apicale apparaît quand les tomates sont en plein développement. C’est le manque de calcium qui explique la survenue de la maladie. Ainsi, il serait imprécis de dire que c’est une maladie car le problème est physiologique, en ce sens que la plante n’assimile pas le calcium. Le cul noir ne concerne que l’extrémité du fruit-légume.

La pourriture grise est un autre problème dont la manifestation est l’apparition de chancres bruns et secs au niveau des tiges. C’est une maladie cryptogamique dont le responsable est le champignon Botrytis cinerea.

Ces taches brunes atteignent les feuilles qui se couvent alors d’un duvet grisâtre filamenteux par lequel on reconnaît la maladie. Ces taches molles de pourriture se transmettent au fruit condamnant celui-ci définitivement.

Les causes

Le cul noir est un signe de manque de calcium, l’extrémité de ce fruit-légume pourrit et la croissance s’arrête. Le fruit n’arrive pas obtenir la quantité suffisante de calcium dont il a besoin.

La principale cause mise en avant est un arrosage irrégulier.  C’est donc un arrosage de la tomate inégal qui diminue la quantité d’eau d’arrosage au moment où la plante a le plus grand besoin d’eau. Moins de sève montera de ce fait vers le fruit alors qu’il est en période critique de formation. De fait, la tomate n’arrive alors pas à absorber le calcium présent dans le sol. Quand à des périodes de sécheresse succèdent des pluies abondantes ou un arrosage trop abondant, la pourriture apicale survient.

D’autres facteurs ne sont pas à occulter non plus. Un sol trop acide, c’est-à-dire avec un pH supérieur à 7 rend difficile l’assimilation du calcium dans le sol par la plante. Par ailleurs, une trop grande présence d’azote provoque une croissance trop rapide et le calcium qui devrait être acheminé vers le fruit est absorbé par le feuillage.

Un sarclage mal fait peut aussi être à l’origine du cul noir. Les racines du plant sont sectionnées et la sève n’atteint pas le fruit.

Comment l’éviter

Pour éviter qu’une maladie s’installe dans la parcelle ou dans le pot, il faut privilégier la rotation de cultures. Il faut veiller à maintenir une humidité constante aux racines des tomates.

Ne plantez pas vos tomates trop serrées. Taillez et éliminez les feuilles malades et les fruits abîmés. Choisissez les variétés qui sont moins sensibles aux maladies.

Renforcez ses défenses naturelles en l’aspergeant de purin d’ortie. Pour prévenir le problème, utilisez du lait dilué avec de l’eau de pluie. Vous pouvez également faire un apport de cendres ou de dolomie surtout pour la culture en pleine terre.

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